11.02.2008
Le Fruit de nos Entrailles
LE FRUIT DE NOS ENTRAILLES / BRUNO BISARO
1998, drame, 15 personnages, 112 pages, 14 euros
(Format : 11 x 18)
Collection "les Autoportraits en auteur dramatique"
ISBN : 978-2-917616-00-0
Parution : janvier 2009
"Le Fruit de nos Entrailles" fut représentée à Marseille, sur le campus de Luminy et à Compiègne à l'occasion du festival de théâtre universitaire de Picardie (FESTUPIC) dans une mise en scène de l'auteur en 1998. Sélection sur plateau au festival de théâtre étudiant de Nanterre-Amandiers la même année.
"C’est alors que j’ai ressenti le besoin de détruire le monde. J’ai souhaité tout cela par amour, si j’ai bonne mémoire. J’ai tout brûlé sur son passage au nom d’un idéal (un seul), au nom de la réalité de cet autre que j’aimais et que je n’ai jamais cessé d’aimer. Si c’était à refaire, je referais, pareillement, avec davantage de fureur peut-être et un peu moins de compassion à l’égard de mes semblables. Je crois bien que je n’épargnerais personne. Ainsi, dans et par la destruction totale du monde, tel qu’il était jusque là, c’est-à-dire comme je pouvais l’imaginer, j’ai goûté à notre amour et cet amour est demeuré intact et présent en moi à jamais. La guerre contre le terrorisme dans sa formulation actuelle (et dans ses formes actuelles) est une guerre perdue d’avance. Elle suppose que l’on soit capable de mener des batailles contre tous les amoureux en puissance, contre tous les damnés de la terre. Avant tout, demeurer poètes, résister, retrouver notre faculté d’être dignes dans ces temps obscènes."
Bruno Bisaro, à propos du "Fruit de nos Entrailles", 2008
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Le Langage de la Réalité / Tant de jours qui suivront...
LE LANGAGE DE LA REALITE / TANT DE JOURS QUI SUIVRONT... / BRUNO BISARO
2004-2005, 60 pages, 12 euros
(Format : 11 x 18)
Collection "les Autoportraits en auteur dramatique"
ISBN : 978-2-917616-02-4
Parution : janvier 2009
Ce livre comprend deux textes distincts de Bruno Bisaro. Le Langage de la Réalité date de 2004. Une mise en espace de cette œuvre fut donnée la même année au Zanzibar Hôtel, théâtre de création de Ménilmontant par la comédienne Pauleoni Celiand (formée avec Bruno Bisaro à l’atelier international de théâtre de Blanche Salant et Paul Weaver). L'auteur écrivit Tant de jours qui suivront… en avril 2005 en hommage au pape Jean Paul II. Il fit une lecture de ce texte au centre gay et lesbien de la ville de Paris à l’occasion du Printemps des poètes pour son édition consacrée aux Passeurs de mémoire.
"Au moment où mon imagination m’entraîne dans la vétusté d’un théâtre frontal comme celui-ci, il me reste à vous dire qu’il nous reste aujourd’hui les moyens non littéraires de faire du théâtre.
L’un et l’autre. L’un se tient debout à l’avant scène, droit comme un i. Il a les traits de Jerry (celui de Zoo Story d’Edward Albee). Il s’amuse avec un bâton de craie. De temps en temps, il gribouille quelque chose sur la scène du théâtre. Il essaie probablement d’imiter la signature de quelqu’un. En fait, ce sont des croix qu’il inscrit sur le sol. Il est méthodique. Son jeu ne s’interrompt que lorsque l’autre prend la parole. Pour le moment, l’autre reste muet comme une carpe. Engoncé dans son costume trois pièces, il est assis sur le rebord d’un fauteuil « au revêtement incertain », au fond de la scène, plutôt côté jardin. Il porte des lunettes de vue mais ne lit pas, fume des cigarettes et non la pipe, paraît un peu plus âgé que le premier et avec son air pincé et son écharpe rose pâle, il semble tout droit sorti d’une création d’Alfredo Arias.
A l’issue de la situation A, l’un se débarrasse de son bâton de craie, l’autre le récupère et l’écrase comme s’il s’agissait d’un vulgaire mégot de cigarette.
A l’issue de la situation B, les deux brûlent avec le fauteuil (unique élément de décor), comme brûlent des faussaires ou de véritables falsificateurs de l'histoire..."
Le langage de la réalité,
farce réaliste, 2 personnages, 2004
"Moi et ma petite amie contemplions l’état de choc du garçon dans le jaune vitreux de ses yeux, et dans le blanc devenu jaune, et devant Saint-Paul qui ne bougeait pas (il ne bronchait pas), et dans cette nuit totale de refroidissement, cet état de choc nous renvoyait à nos propres états de choc, depuis la nuit des temps, depuis le jour qui se lève, depuis le premier viol de la première nuit, de la première femme, depuis la première bière, depuis la première flaque de bière de l’histoire de l’humanité de l’ère chrétienne. Cette nuit là, moi aussi, j’avais compris que je ne m’en sortirai pas…"
Tant de jours qui suivront..., 2005
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La Norme Hypocrite
LA NORME HYPOCRITE / BRUNO BISARO
1996-2006, farce autobiographique, 2 personnages, 92 pages, 14 euros
(Format : 11 x 18)
Collection "les Autoportraits en auteur dramatique"
ISBN : 978-2-917616-01-7
Parution : janvier 2009
Commencée d’écrire en 1996 dans le Frioul, en Italie du nord, cette pièce de théâtre fut achevée à Paris dix ans plus tard. Une première représentation de la Norme Hypocrite fut donnée à Marseille sur le campus de Luminy et à Toulouse à l’occasion du festival de théâtre universitaire de la Brique Rose en mai 1997 dans une mise en scène de l'auteur. La Norme Hypocrite est suivie d’un appendice comportant les fragments d’un roman inachevé de Bruno Bisaro…
L’un : L’hypocrite est dans ta chambre parmi nous, dans un coin de l’un de tes placards laissés entrouverts, dans un coin de ton cerveau, dans notre quelque part à l’abri du monde et de la foule qui hante les cités nouvelles, quelqu’un d’autre que moi a voulu te prendre au dépourvu, elle n’ignore plus rien de tes mensonges, tes mensonges à propos de la littérature et à propos du théâtre valent bien d’autres mensonges, ceux de la littérature contemporaine, ceux du théâtre contemporain, la reine est entrée,
elle entre dans le théâtre des enfants que nous étions et que nous n’aurons jamais, aujourd’hui nous mourons tous les deux, non par manque d’ambition mais par manque de savoir, loin de la chose contemporaine. Et maintenant, Monsieur L’Ecrivain, ouvrez grand la bouche et faites «Aaaaaaaaaah ».
L’autre : Aaaaaaaaaah.
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